Heloïse Heuls, docteure en sociologie et chercheuse au CNAM
Plongée dans les arcanes du cyberdjihadisme
Dans cet entretien, Héloïse Heuls, docteure en sociologie et chercheuse au Conservatoire national des arts et métiers, revient sur son parcours et ses recherches consacrées au djihadisme contemporain. Ses travaux de recherche, prolongés dans son ouvrage Cyberdjihad : Le grand recrutement (Editions du Cerf, mars 2026), interrogent les transformations du djihadisme en ligne à l’ère numérique. À la croisée de plusieurs disciplines et notamment de la sociologie, de l’anthropologie et de la communication, Elle y analyse les logiques de propagande, les espaces en ligne et les trajectoires d’engagement qui s’y déploient. Un éclairage rigoureux sur un phénomène en constante recomposition.
Pouvez-vous présenter votre parcours et expliquer ce qui vous a conduit à vous intéresser au djihadisme contemporain ?
Je préciserai que je suis à la fois un pur produit de l’université et quelqu’un qui a eu la chance d’acquérir des expériences opérationnelles. Dès l’adolescence, je me suis intéressée aux questions de propagande, avec une curiosité marquée pour les discours en circulation pendant la Seconde Guerre mondiale et dans l’ex‑URSS. J’ai suivi des études de communication politique, de journalisme et de théologie avant de poursuivre un master de sociologie à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Ces formations connexes ont structuré mon regard pour comprendre les régimes de propagande, leurs logiques et leurs effets. Sous la direction de Sabrina Mervin, j’ai travaillé sur les relais européens de la communication de Bachar el‑Assad. C’est pendant ces années‑là que j’ai réalisé mes premiers terrains. En travaillant sur la propagande du régime syrien, je me suis retrouvée à m’intéresser à la communication djihadiste, qui s’imposait comme un élément central mobilisé pour structurer et maintenir les réseaux européens du régime dans les années 2010. J’ai ensuite intégré l’École normale supérieure (ENS), où j’ai effectué ma thèse de doctorat sous la direction du professeur Gilles Kepel, soutenue en 2022. J’ai intégré un département spécialisé où j’ai bénéficié d’un encadrement très structurant, avec des conditions de thèse idéales et un accès précieux à de nombreuses ressources. L’ENS a été un lieu d’échanges avec des chercheurs d’autres disciplines (géographes, mathématiciens, historiens). J’ai par exemple travaillé avec un camarade informaticien sur les documents cyber de l’État islamique, ce qui m’a permis d’atteindre un niveau de précision que je n’aurais pas eu seule. Une autre dimension importante de mon parcours est le lien constant avec les institutions et la société civile, notamment au sein des ministères de la Défense, de l’Intérieur et de la Justice. Plusieurs responsables et praticiens m’ont encouragée à ancrer mes recherches dans le réel et à produire un travail utile, en me rappelant constamment que la recherche devait aussi avoir une portée concrète.
Aujourd’hui, je suis chercheuse associée au Conservatoire national des arts et métiers, au sein du département sécurité et de défense, dans une équipe qui travaille sur le renseignement, la criminologie, les crises et les cybermenaces (SDR3C). J’ai d’ailleurs été chargée de monter un pôle de compétence sur les questions technologiques avec ma collègue chercheuse et juriste Jeanne Dubroca sous la direction de Clotilde Champeyrache spécialiste reconnue de la criminalité organisée. Avec Jeanne, dans cette lourde tâche qui nous a été confiée, nous confrontons nos expertises issues de nos disciplines respectives ; c’est, à mon sens, tout le secret et toute la richesse de notre binôme.
Pouvez-vous revenir sur votre terrain de recherche ?
C’est ainsi que j’ai développé une forme de cyber‑anthropologie, qui reste, je crois, le cœur de mon travail. Mon objectif est de saisir comment ces environnements produisent du sens, façonnent des trajectoires et peuvent, à un moment donné, rendre possible un passage à l’acte. Concrètement, cela implique de remonter très en amont dans les traces numériques, de se familiariser avec des arts de faire spécifiques, d’apprendre et de se former en continu. J’ai aussi mené ce que j’appelle une « archéologie judiciaire », en explorant les premières traces du numérique dans de vieux dossiers, en suivant de nombreuses audiences et en multipliant les entretiens avec des professionnels pour confronter leurs analyses. En 2019, j’ai eu la chance de rencontrer Jean‑François Ricard, procureur de la République antiterroriste, qui m’a aidée à structurer l’ensemble des problématiques que je soulevais. C’est un travail long et rigoureux, mais indispensable pour comprendre réellement ces phénomènes.
Pouvez-vous expliquer ce que recouvrent les notions d’ « actuel » et de « virtuel » dans l’engagement numérique djihadiste ? Comment s’est construit le continent idéologique à travers les différents âges du cyberdjihadisme ?
Lorsque je réfléchis aux notions d’ « actuel » et de « virtuel », je m’inscris dans une réflexion inspirée de Pierre Lévy et de Gilles Deleuze, qui permettent de repenser les catégories du réel à l’ère numérique, dans la mesure où le virtuel ne s’oppose pas au réel mais en constitue une modalité, au même titre que l’actuel, c’est-à-dire ce qui relève du hors ligne, et les deux participent donc d’une même réalité. Dans cette perspective, il est essentiel de ne pas opposer virtuel et réel : le virtuel fait pleinement partie de la vie sociale et façonne des représentations, des interactions et des trajectoires aussi concrètes que celles qui se déploient hors ligne.
C’est dans ce cadre que j’utilise la notion de « continent idéologique », un territoire sans ancrage géographique, constitué d’individus reliés par un socle idéologique commun et capables de faire société au‑delà des contraintes de temps et d’espace. Dans le livre, je propose, avec prudence, de distinguer plusieurs « âges » du cyberdjihadisme. Ils ne se succèdent pas de manière linéaire mais ils se superposent, se réactivent et coexistent selon les contextes. Le premier âge apparaît dans les années 1990, avec l’émergence des technologies numériques que certains militants djihadistes, n’ayant pas accès aux médias traditionnels, s’approprient rapidement, notamment dans des contextes de conflits comme la Bosnie ou la vallée de Pankissi, dans le nord‑est géorgien.
Le deuxième âge, entre 2000 et 2005, correspond à la mise en place de stratégies de communication structurées, avec des entités comme As‑Sahab, qui passent d’échanges interindividuels à des productions pensées pour leur diffusion et leur impact.
Entre 2005 et 2010, l’apparition des premiers forums et plateformes comme MSN ou Hi5 élargit la circulation des contenus et des idées. Le djihad s’inscrit alors dans des espaces locaux, y compris européens, grâce à des interactions à distance qui brouillent les frontières. L’exemple de Peter Cherif, qui commande depuis l’Irak une paire de chaussures noires à sa mère — qu’il compte faire récupérer par un ami devant le rejoindre — illustre la possibilité d’organiser des actions très concrètes à distance.
À partir des années 2010, une nouvelle étape s’ouvre avec la médiatisation de masse sur les réseaux sociaux comme X (Twitter) ou Facebook. Les organisations adoptent des codes visuels et narratifs inspirés des industries culturelles, tout en combinant ces espaces visibles avec des canaux plus discrets à usage opérationnel.
Depuis 2019, on observe un mélange des genres : intégration de nouvelles technologies, dont l’intelligence artificielle, recyclage des contenus, adaptation rapide des discours et développement d’une dimension plus explicitement politique du djihad, qui dépasse les structures organisationnelles classiques. Cette évolution s’accompagne d’une déstructuration des appartenances, au profit de dynamiques de convergence autour de représentations communes.
A ce titre, les événements du 7 octobre 2023 ont été révélateurs : des contenus produits par les groupes combattants membres de la chambre d’opération dirigée par le Hamas ont été diffusés massivement, presque en temps réel, dans des formats scénarisés et héroïsants, largement relayés et souvent détournés. Ils ont touché des publics jeunes, sensibles à des récits simplifiés, favorisant des formes d’identification rapides à des causes complexes.
On retrouve encore aujourd’hui ces contenus sur différentes plateformes, ce qui montre la capacité des idéologues à exploiter l’actualité pour orienter les interprétations et imposer des cadres de lecture binaires. Ce mécanisme n’est pas nouveau ! On l’a déjà observé, par exemple, avec la manière dont certains acteurs réutilisaient les images diffusées par Al Jazeera lors de la guerre en Irak pour influencer des publics spécifiques.
Peut-on parler de l’établissement, bien que parcellaire, d’un califat numérique ?
Lorsque j’emploie la notion de « califat numérique », je précise qu’il s’agit d’une catégorie imparfaite, presque d’un terme‑valise : elle a une utilité descriptive, mais le chercheur doit rapidement s’en détacher pour ne pas figer des réalités en constante évolution. Il existe plusieurs lectures possibles de ce phénomène, et l’une des premières choses à souligner est que l’État islamique a très tôt anticipé sa propre chute territoriale, en amorçant des processus de redéploiement vers d’autres zones, notamment frontalières, où l’on observe aujourd’hui l’émergence de groupes affiliés ou inspirés par cette organisation. Dès 2018, on constate une réactivation de contenus anciens de propagande, qui sont remis en circulation sur les réseaux, ce qui indique une stratégie de recyclage plutôt que de production continue, et qui témoigne d’une volonté de maintenir une présence idéologique malgré la perte du territoire. Le moment clé reste toutefois mars 2019, au moment de la chute de Baghouz, où l’on observe une diffusion massive, presque une inondation, de contenus de propagande sur une multitude de plateformes, qu’il s’agisse d’applications de messagerie comme Telegram ou WhatsApp, de groupes fermés sur Facebook ou d’autres canaux plus discrets. Cette diffusion intensive sur une période relativement courte traduit une volonté explicite de laisser des traces, de constituer une mémoire numérique, et de s’inscrire dans la durée au-delà de la disparition physique du califat. En somme, les cadres de l’EI savent qu’ils ont perdu leur territoire, mais ils misent sur la persistance des images, des récits et des archives numériques.
Dans cette perspective, le « califat numérique » ne renvoie pas à une entité structurée comparable au califat territorial, mais à la persistance d’un ensemble de ressources idéologiques mobilisables selon les crises et les opportunités, et capables d’alimenter un imaginaire collectif. Ces productions ne sont pas improvisées : elles reposent sur un travail de conceptualisation mené par des cadres de l’EI, souvent invisibles, dont les écrits témoignent d’une réflexion stratégique approfondie, même si les exécutants n’en ont pas toujours conscience.
Comment ont évolué les stratégies phonologiques des médiactivistes du djihad ?
Concernant les stratégies linguistiques, culturelles et plus largement sémiologiques, les organisations ont développé une forte capacité à simplifier des corpus idéologiques complexes, notamment religieux, pour les rendre accessibles et attractifs. Cette vulgarisation s’appuie sur la création d’une culture commune (références, récits, codes récurrents) qui installe un univers de sens partagé, renforcé par la circulation des contenus sur les réseaux sociaux. Ces plateformes jouent un rôle central, en particulier auprès des publics les plus jeunes, chez qui l’on observe une appropriation du langage et des codes (mèmes, smileys, expressions, hastags). Les dimensions sonores et musicales participent également de cette dynamique : symboles et sons produisent des effets émotionnels rapides grâce à des codes facilement mémorisables. L’État islamique a ainsi popularisé des éléments auparavant réservés à des initiés, montrant une réelle capacité de diffusion et d’adaptation. Ces acteurs font aussi preuve d’une forte anticipation technophile, s’adaptant rapidement aux évolutions numériques et contournant les dispositifs de contrôle, ce qui crée un décalage constant avec les réponses institutionnelles. Leur besoin de visibilité génère toutefois des traces exploitables, qui peuvent devenir des points d’appui pour ceux qui cherchent à analyser ou entraver leurs actions.
La formule attribuée à Ayman al-Zawahiri dans une lettre adressée à Abou Moussab al-Zarqaoui en juillet 2005, rendue publique par les services américains et affirmant que plus de la moitié de la bataille se joue dans les médias, n’a sans doute jamais été aussi pertinente qu’aujourd’hui.
Pouvez-vous expliquer en quoi consiste le cyberdjihad des femmes ? Quels rôles tiennent-elles dans l’espace numérique ? Comment les « mouhajirat » reconfigurent leur engagement djihadiste à travers la toile ?
Le rôle des femmes dans le djihad est multiple. On peut néanmoins distinguer plusieurs figures à partir du cyberespace qui éclairent la diversité des engagements.
La mouhajida incarne la combattante idéologiquement radicalisée, très active en ligne et prête à des formes d’engagement extrême. Fatiha El Mejjati en est l’une des figures les plus emblématiques : son parcours illustre une adhésion totale au projet djihadiste, une capacité à mobiliser son entourage et un usage stratégique de la communication.
La mouhajira renvoie à celles qui ont rejoint le projet de l’État islamique et qui, après la chute du califat, réorganisent leurs choix autour de la préservation du lien maternel. Elles observent les trajectoires des autres, ajustent leurs stratégies et montrent une réelle capacité d’adaptation.
La figure de la « bonne mère » mobilise quant à elle les normes de genre dans les interactions sociales et judiciaires, en mettant en avant son rôle maternel pour atténuer la perception de son engagement idéologique.
À cela s’ajoute la figure plus récente de l’influenceuse, qui maîtrise les codes de la communication numérique. Elle peut structurer des communautés, collecter des fonds ou diffuser des contenus idéologiques de manière indirecte, en utilisant des registres apparemment anodins comme la mode ou le quotidien.
Ces dynamiques s’inscrivent dans une histoire plus longue : des figures comme Malika El Aroud jouaient déjà un rôle central dans la structuration de réseaux et la diffusion de contenus, dans une logique de « djihad par procuration ».
Le discours porté par ces femmes repose souvent sur l’idée d’une vie impossible en Occident, nourrissant un sentiment de victimisation qui prépare la légitimation de formes de violence. Celle‑ci est d’abord symbolique, via une relation de proximité et de confiance avec leurs publics, avant de pouvoir se traduire, chez certaines, en adhésion à des formes de violence physique.
Quelles sont les logiques d’adhésion et les imaginaires mobilisés par les jeunes acteurs djihadistes ? Pouvez-vous revenir sur les différentes figures du jeune radicalisé que vous avez identifiées ?
Avant 2023, entre un et cinq mineurs par an faisaient l’objet de poursuites pour des faits liés au terrorisme. En 2025, ils sont 22, ce qui peut donner l’impression d’une hausse brutale. À mon sens, il s’agit toutefois d’un signal faible, qui résulte de plusieurs biais.
Un biais médiatique et technologique d’abord : l’accélération des flux d’information et la visibilité accrue des contenus exposent davantage les jeunes. Un biais générationnel ensuite : les nouvelles générations évoluent dans un environnement numérique où ces discours circulent plus facilement, ce qui modifie les conditions d’accès et d’appropriation.
S’ajoute un biais stratégique, lié à l’adaptation des discours à ces publics, avec des formes de propagande plus accessibles, plus émotionnelles et parfois inspirées de formats culturels populaires, comme la Dark Romance. Un biais historique joue aussi un rôle : ces jeunes héritent de récits et de références déjà installés par les générations précédentes. Enfin, l’amélioration des outils de repérage et de surveillance permet d’identifier plus tôt ces trajectoires, renforçant l’impression d’une augmentation.
Les réseaux sociaux structurent un univers de sens où circulent récits, codes et appartenances, tandis que l’actualité fournit des cadres d’interprétation simplifiés qui favorisent l’engagement émotionnel. Ces dynamiques mobilisent des imaginaires puissants - lutte du faible contre le fort, protection des siens, affirmation identitaire - déjà présents à l’époque de la guerre en Irak.
Dans mon livre, j’ai proposé une typologie allant des désaffiliés, en rupture avec leurs cadres sociaux, aux djihadophiles, socialisés dans des environnements où ces idées sont valorisées. Elle inclut aussi des profils présentant des fragilités psychiatriques, des séparatistes porteurs d’un projet politique affirmé, ainsi que des « islamo‑délinquants », qui articulent logiques délinquantes et idéologiques, comme l’illustre la trajectoire de Mohamed Merah.
Quels sont les armes discursives et politiques que nous avons à disposition pour lutter contre le phénomène djihadiste, notamment sur l’Internet ?
Lorsqu’on s’interroge sur les moyens de lutter contre le phénomène djihadiste, notamment dans l’espace numérique, la première réponse relève de l’éducation : transmettre des connaissances permettant de comprendre les mécanismes idéologiques, d’identifier les récits mobilisés et de développer un regard critique. Il ne s’agit pas seulement d’accumuler du savoir, mais de permettre une véritable compréhension des récits, des références et des logiques qui structurent ces idéologies, afin de pouvoir les déconstruire de manière efficace.
Dans cette perspective, la recherche joue un rôle central, à condition qu’elle ne reste pas confinée dans des approches abstraites, mais qu’elle s’ancre dans le terrain, l’observation des pratiques et l’analyse des contextes. On n’affronte pas une idéologie en la contraignant uniquement, mais en travaillant à la déconstruire, à en démonter les récits et à en désacraliser progressivement les fondements, en tenant compte des dynamiques historiques et des circulations de discours.
Le rôle de l’État est essentiel, notamment à travers les outils administratifs, judiciaires et sécuritaires, indispensables pour entraver les menaces. Mais ces instruments ne suffisent pas à traiter les causes profondes du phénomène. Il est également nécessaire de mobiliser la société civile, en responsabilisant les différents acteurs et en développant des capacités d’identification des discours problématiques, ce qui suppose de ne pas cloisonner les compétences et de favoriser les échanges entre chercheurs, praticiens et institutions. Cette mobilisation implique de prendre en compte la diversité des publics, d’adapter les discours sans les simplifier à l’excès et de maintenir des espaces de discussion qui permettent de traiter les désaccords et les tensions sans basculer dans des oppositions binaires, précisément celles que cherchent à imposer les idéologues. Les entreprises privées, et notamment les plateformes numériques, ont également un rôle à jouer, en développant des dispositifs de modération adaptés et en collaborant avec les acteurs publics et les chercheurs.
Plus largement, la lutte contre ces phénomènes exige une coopération étroite entre institutions, recherche, société civile et secteur privé. L’enjeu est d’anticiper et de s’adapter à des dynamiques rapides et technophiles, en réduisant le décalage entre les pratiques observées et les réponses apportées. Cela suppose aussi d’accepter une part de prise de risque, notamment en faisant confiance à des acteurs extérieurs aux institutions et en reconnaissant la valeur de leurs analyses. C’est à ce niveau que la pensée de Max Weber, dans les textes réunis par Raymond Aron en 1910, prend tout son sens, à savoir le politique prend position, le savant analyse les structures de cette position. Nous en sommes plus que jamais là aujourd’hui : le politique agit, la recherche analyse, contextualise et anticipe.
Plus généralement, il apparaît que chacun a un rôle à jouer dans cette lutte, et que la responsabilité est collective, ce qui implique un engagement à différents niveaux et une volonté de coopération.